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savoircpouvoir

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Ce blog a pour objectif de montrer notre monde sous un autre angle et de vous révéler des informations plus ou moins "omises " par nos médias de masse.


« L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique » par Myret Zaki et Etienne Chouard

Publié par savoircpouvoir sur 27 Décembre 2011, 19:37pm

Catégories : #Economie

Quelques sujets tres intéressants traités dans cette conférence :

 

- qui a déclenché la crise de la Grêce

- d'où vient notre dette

- par quel moyen un pays peut être attaqué

- qui contrôle notre système monétaire

- comment nos politiciens nous ont trahis

...

 

Quelques définitions utiles :

 

- Produit dérivé

Un produit dérivé est un contrat dont la valeur est dérivée du prix d'un actif sous-jacent tel que les actions, les obligations, ou les matières premières.

Un produit dérivé est donc un instrument financier assorti d’un engagement ferme (contrats organisés, swaps, dérivés de crédit,…) ou optionnel (type options et les warrants) entre ses contractants.

Un produit dérivé sur une action peut ainsi donner le droit d'acheter une action à un prix fixé jusqu'à une date donnée. Dans ce cas, la valeur de ce droit est directement liée au prix de l'action sous-jacente.

 

- Hedge fund

Les hedge funds sont des fonds d’investissement d’un type particulier. Il n’existe pas de définition légale, précise et formelle du terme. Le terme lui-même est trompeur. La traduction littérale en français est « fonds de couverture », c’est-à-dire se livrant à des placements de protection contre les fluctuations des marchés considérés. Une telle définition devrait les faire pencher du côté des fonds sans risque ; or, au contraire il s’agit de fonds particulièrement risqués, beaucoup plus risqués que les fonds communs de placement (OPCVM) .Pourquoi ?

Ils sont peu ou pas réglementés. A la différence des fonds d’investissement destinés au grand public, une part importante des fonds peut être investie en actifs illiquides ou complexes. Ils utilisent massivement les techniques permettant de spéculer sur l’évolution des marchés, à la baisse comme à la hausse (utilisation massive de produits dérivés, de la vente à découvert et de l’effet de levier). Ils sont peu transparents et souvent implantés dans les paradis fiscaux.

Leurs gérants y investissent une part de leur patrimoine et prélèvent des commissions très importantes en fonction de la surperformance du fonds. Cela les incite à faire prendre aux fonds des risques de marché importants.

En général, les investisseurs ayant déposé de l’argent sur ces fonds, ne peuvent réduire leur participation à tout moment mais seulement à certaines périodes prédéterminées.

Au cours des dix dernières années, les hedge funds ont enregistré une croissance rapide. On estime qu’aujourd’hui près de 10 000 fonds sont opérationnels dans le monde et qu’ils gèrent 1 426 milliards de dollars d’actifs, soit plus de 700 % de plus qu’en 1995 !

Les hedge funds représentent aujourd’hui une part significative des transactions sur de nombreux marchés. Autrefois petits groupes d’entrepreneurs, ils sont aujourd’hui, le plus souvent, de grandes institutions financières qui emploient des centaines de personnes.

Compte tenu de leur importance croissante et de leur spécificité, les hedge funds éveillent des suspicions quant à leur capacité présumée à déstabiliser les marchés voire à leur faire courir un risque systémique. Si ces inquiétudes sont légitimes pour certains, les hedge funds restent néanmoins des fonds d’investissement très rentables pour les investisseurs.

 

- Credit default swap - CDS

Les Credits Default SWAPS () sont des contrats financiers de protection entre acheteurs et vendeurs. L’acheteur verse une prime, exprimée en points de base (un centième d’un point de pourcentage) par an en fonction du notionnel de l’actif, au vendeur qui promet de compenser  les pertes de l’actif de référence en cas d’événement de crédit.
Le vendeur n’a pas d’ obligation de mettre de côté des fonds pour garantir la transaction, il  reçoit des primes périodiques et augmente ses avoirs sans nul investissement en capital si aucun événement de crédit n’a lieu jusqu’à maturité du contrat.

SI l’événement de crédit arrive, événement plus ou moins probable mais très coûteux, le vendeur doit faire un paiement contingent.

Le marché des CDS représenterait plus de 54 000 milliards de dollars actuellement et personne ne sait exactement qui est lié à qui via ce marché.

Cela entraîne la propagation des problèmes puisque comme dans les dominos, les banques et autres organismes de crédit ayant souscrit des CDS font tomber leurs vendeurs.

 

 


 

 

La Fonderie Kugler présente deux conférences en partenariat avec le journal bimensuel La Cité (http://www.lacite.info/) Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan, «L'État, otage du secteur financier» Étienne Chouard, professeur d'Économie-Gestion à Marseille, chercheur indépendant, «Enjeux pour le peuple du contrôle public de l'État et de la banque»

 

 


 

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