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Ce blog a pour objectif de montrer notre monde sous un autre angle et de vous révéler des informations plus ou moins "omises " par nos médias de masse.


Dalai Lama et la CIA, l'histoire d'une vieille alliance

Publié par savoircpouvoir sur 17 Août 2011, 18:16pm

Catégories : #Géopolitique - Médiamensonge

"Dalaï-Lama : pas si zen". De Maxime Vivas

 
9782315002900.jpgEditions Max Milo

Dossier de presse de l’éditeur.

« Le dalaï-lama rentrant à Lhassa, cela serait le vieux loup des contes anciens entrant dans la bergerie du XXIe siècle, la promesse implicite d’un retour à la case départ, celle des années précédant 1959… »
 



 

L’image la plus répandue du Tibet est celle du haut pays des monastères où tout est sérénité, amour du prochain, spiritualité, celle d’un presque paradis guidé par le dalaï‐lama, haut chef spirituel, prix Nobel de la paix, allégorie mondiale de la compassion. Depuis 1959 et son exil en Inde, se superpose à cette image celle d’une région martyrisée par une puissance coloniale étrangère, la Chine, qui depuis réprime violemment toute forme d’indépendance sur le territoire. Peut‐on accepter cette version des faits sans interroger l’histoire, le présent et la nature d’un pouvoir temporel, celui du dalaï‐lama, immobile depuis 4 siècles ?

 

Lors d’un voyage de presse en 2010 Maxime Vivas visite le Tibet. Là où il s’attend à trouver un pays vidé de sa culture, l’auteur découvre des panneaux indicateurs, des enseignes de magasins, des journaux, des radios et télévisions tous en tibétain, ainsi qu’une université libre, des panneaux photovoltaïques montrant un respect de l’environnement très rigoureux, mais aussi une brasserie ultramoderne dont les serveurs travaillent 7 heures par jour et 5,5 jours par semaine pour un salaire convenable. Cette découverte, à l’encontre de toute information véhiculée sur le sujet, le pousse à enquêter, notamment sur la figure du 14ème dalaï‐lama et sur ses deux visages. L’un qui arbore un sourire permanent est signe de tolérance, pacifisme et d’inépuisable patience face aux persécutions.
 

L’autre, qui fronce les sourcils, est le visage d’un monarque déchu qui ne vise qu’un objectif : rentrer à Lhassa pour y restaurer son pouvoir théocratique.

En s’appuyant sur la parole du dalaï‐lama transcrite dans ses mémoires et également dans ses discours prononcés lors de ses voyages à l’étranger, Maxime Vivas met en lumière l’opportunisme, les omissions, les ruses, les mensonges et le refus du devoir d’inventaire d’un homme et son royaume.

L’histoire de la domination du Tibet reconstruite au travers de sa littérature et des rapports consécutifs aux voyages d’études de parlementaires français, dessine le portrait d’un pays et d’une réalité méconnus. Un portrait au delà de nos représentations et de l’agitation médiatique autour d’une personnalité à double discours.

Loin de faire l’apologie des politiques régionales du gouvernement chinois, Maxime Vivas souhaite rétablir la réalité des faits, historiques et présents, trop souvent broyée par une image monolithique du dalaï‐lama. Dans un plaidoyer pour la laïcité, l’auteur se pose la question de savoir ce que serait un « Tibet libre » dirigé par un prophète récalcitrant devant les sciences et la liberté de culte. Dans un portrait au vitriol du dalaï-lama Tenzin Gyatso, s’exprime une critique inédite qui donne les éléments souvent passés sous silence et nécessaires pour comprendre une région du monde que nous connaissons trop mal, un Tibet pris malgré lui « dans le rêve de l’autre » (1).

 

Le royaume du 14ème dalaï-lama : un système féodal
 

Avant 1959, le servage et l’esclavage étaient pratiqués au profit d’une élite dont les moines font partie.

L’éducation leur était réservée et l’analphabétisme touchait 95% de la population. La justice était l’apanage des seigneurs et pliée au service des conseillers du dalaï‐lama et des aristocrates, l’indiscipline était souvent sanctionnée par la torture. Pour échapper aux sanctions, les serfs étaient obligés d’effectuer des corvées et de payer une redevance aux seigneurs, ce qui les contraignait souvent à s’endetter auprès des mêmes seigneurs, des moines et des propriétaires terriens. L’usage de la roue pour les transports était interdit, tout comme celui des brouettes (utilisées dans le reste de la Chine depuis un siècle avant notre ère) ou des charrettes tirées par des bêtes. Ce fonctionnement féodal, en place jusqu’au début des années 1960, a engendré une stagnation de la population sous un million d’habitants pendant deux siècles. Entre 1927 et 1952 le nombre de familles fuyant pour chercher un salut hors du Tibet atteignait parfois plus de 90% dans certains villages.

 

L’isolement intellectuel de la région
 

Si la particularité géographique de ce territoire peut expliquer en partie l’ignorance de certains progrès par la population, cette organisation sociale anachronique semble plutôt évoquer une volonté délibérée de pétrifier une société et d’en figer le système politico‐religieux, profitable à une minorité, en gardant le peuple à l’écart de toute contamination externe et de toute forme de liberté.

L’isolement intellectuel était prôné par le chef spirituel par crainte que son peuple ne développe un esprit critique. Encore aujourd’hui, selon le dalaï‐lama, le savoir susceptible de générer des progrès technologiques est forcement sans conscience et donc « ruine de l’âme ».

Quelques mois après la fuite du chef spirituel et temporel, le comité préparatoire de la région autonome du Tibet (2), organisme de travail créé par le gouvernement chinois annula les dettes de la population. L’éducation est désormais offerte, avec un contenu élargi et moderne, à l’ensemble des Tibétains. Le taux d’analphabétisme est tombé en dessous de 3%. Le tibétain est la première langue, la langue obligatoire dans les écoles, sauf pour l’enseignement supérieur. Le Tibet est la seule région chinoise qui bénéficie d’une éducation primaire gratuite avec logement et nourriture gratuits pour les élèves. Depuis la fin du pouvoir du 14ème dalaï‐lama, l’espérance de vie a doublé de 35 à 70 ans.

 

 


 

 

Extraits de "Dalaï Lama, pas si zen", de Maxime Vivas, Max Milo (Juillet 2011).

 

.... Depuis sa fuite de Chine, le dalaï-lama a bénéficié, en évitant de s’en vanter, de subventions de la CIA. De 1959 à 1972, cent quatre-vingt mille dollars lui ont été personnellement versés chaque année. Il a longtemps nié cette vérité. Mais les USA, auxquels l’on peut trouver bien des défauts, ont la qualité enviable de disposer de lois sur les déclassifications des documents comptables après un temps qui varie avec la nature de ces documents. En 1998, les documents ayant parlé, le « gouvernement » du dalaï-lama devait admettre ce qui était rendu public, se bornant à démentir que Sa Sainteté aurait profité « personnellement » de cet argent, tandis que son représentant à Washington déclarait n’être au courant ni de cette subvention, ni de son utilisation. Sur les liens entre la CIA et le dalaï-lama, il concéda cependant : « C’est un secret dévoilé, nous ne le contestons pas. » 

Ah ! qu’en termes admirables ces choses-là sont dites : nous avouons puisque tout le monde le sait ! Le dalaï-lama a également reçu un million sept cent mille dollars pour mener à bien ses activités politiques internationales. Par la suite, le même montant a été versé via la NED. Dans Le Monde diplomatique, Martine Bulard écrit : « […] le financement de l’organisation tibétaine par la CIA ne relève pas du fantasme des communistes chinois : dans les années soixante, l’agence américaine aurait versé un million sept cent mille dollars, et l’enquête du New York Times (“Dalai-lama group says it got money from CIA”, 2 octobre 1998) parle d’une subvention annuelle – modique, néanmoins significative – de cent quatre-vingt mille dollars versée directement au leader religieux, qui a démenti. »

 

 


 

 

TIBET : Vrai ou faux ( Test-media )

 

1. « Avant l'invasion chinoise, le peuple tibétain vivait en harmonie avec ses seigneurs dans un ordre social inspiré par les enseignements religieux. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
La doctrine religieuse imposait la supériorité du riche seigneur et l'infériorité du paysan misérable, du moine inférieur, de l'esclave et de la femme. Présentées comme le résultat inéluctable de la succession karmique des vertus et des vices des vies passées. 
 En fait, cette idéologie justifiait un ordre de classe féodal : les serfs devaient travailler gratuitement et à vie les terres du seigneur ou du monastère. Ils ne pouvaient se déplacer sans autorisation. Tout était prétexte à de lourdes taxes : mariage, décès, naissance, une fête religieuse, posséder un animal, planter un arbre, danser, entrer ou sortir de prison. Ces dettes passaient du père au fils et au petit-fils, et si on ne payait pas, on était réduit en esclavage. 
 Les fugitifs et les voleurs étaient traqués par une petite armée professionnelle. Punitions favorites : arracher la langue ou l'oeil, sectionner le tendon du genou etc. Ces tortures n'ont été supprimées qu'en 1959, lors des réformes décidées à Pékin. 

2. « En 1951, la Chine a envahi le Tibet. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
Le terme ‘invasion' suppose qu'il y ait deux pays. Or, dès le 13ème siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols. Dès le 17ème siècle, il est une des dix-huit provinces de l'empire chinois. Et chaque nouveau dalaï-lama reçoit de l'Empereur de Chine ses ‘sceaux' de légitimation. 
 Fin 19ème, l'empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce. Le treizième dalaï-lama en profite pour revendiquer l'indépendance. Cette demande ne sera prise au sérieux par aucun parti chinois et aucun pays au monde. En 1949 encore, le Département d'Etat US déclare le Tibet et Taiwan parties intégrantes de la Chine. 
 Tout change quand la Chine devient socialiste avec Mao Zedong. Le même Département d'Etat US écrit alors : « Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l'indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant au lieu de le considérer comme faisant partie de la Chine. » Mais il ajoute : « La situation change si un gouvernement en exil se crée. Dans ce cas-là, il est dans notre intérêt de le soutenir sans reconnaître l'indépendance du Tibet. Reconnaître l'indépendance du Tibet, oui ou non, n'est pas la vraie question. Il s'agit de notre attitude envers la Chine » 


3. « Dès que la Chine socialiste a repris la direction du Tibet, en 1951, le dalaï-lama et les seigneurs tibétains ont perdu tout leur pouvoir politique. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
En 1951, un Accord sur la libération pacifique du Tibet est signé entre Pékin et le gouvernement local du Tibet. Le dalaï-lama écrit un poème à la gloire du président Mao Zedong. Et il lui télégraphie : « Le gouvernement local, les lamas et les populations laïques du Tibet soutiennent à l'unanimité l'Accord en 17 articles. » C'est dans ce cadre que l'Armée Populaire de Libération entre au Tibet. 
 L'accord prévoit le maintien du servage au Tibet sous l'autorité du dalaï-lama. Les monastères, le dalaï-lama et les officiels garderont leurs possessions : 70% des terres. Pékin gèrera les questions militaires et les relations internationales. Le gouvernement local tibétain, composé de lamas et de seigneurs, a négocié et accepté l'accord. Le dalaï-lama reçoit le poste de vice-président du parlement de toute la Chine, qu'il occupera sans problème. 

4. « Le dalaï-lama est une sorte de pape du bouddhisme mondial. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
Le dalaï-lama ne représente ni le bouddhisme zen (Japon), ni le bouddhisme d'Asie du Sud-Est, ni le bouddhisme chinois. En fait, le bouddhisme tibétain représente moins de 2% des bouddhistes du monde. Et même au Tibet, il existe quatre écoles bouddhistes séparées, le Dalaï-lama appartenant à l'une d'elles, la gelugpa (les 'vertueux' aux bonnets jaunes). 
 Lors de sa visite à Londres, en 1992, il a été accusé par la plus grande organisation bouddhiste britannique d'être un « dictateur sans pitié » et un « oppresseur de la liberté religieuse ». Ce ‘pape' semble avoir peu de disciples religieux, mais beaucoup de suiveurs politiques… 

5. « Le dalaï-lama revendique un quart du territoire de la Chine. » 

La bonne réponse est VRAI ! Explication :
Bien qu'il ait récemment déclaré se contenter d'une sorte d'autonomie, dans ses livres, il réclame un ‘Grand Tibet' : le double de celui où les dalaï-lamas exerçaient le pouvoir politique local dans le passé. Ce territoire incorporerait la province entière du Qinghai et des parties des provinces Gansu, Yunnan et Sichuan, dans lesquelles on trouve des minorités tibétaines mêlées à d'autres nationalités. 
 Par quelles méthodes ? En chassant les populations non tibétaines ? En pratiquant la purification ethnique ? Oui. Le dalaï-lama a déclaré textuellement au Congrès américain en 1987 : « 7,5 millions de colons doivent partir ». Il ne s'agit pas de colons, car la population de ces régions est mixte depuis des siècles. En tout cas, ce projet expansionniste réaliserait ce que toutes les puissances coloniales ont cherché à faire depuis 150 ans : démembrer la Chine.


6. « Le financement du mouvement tibétain provient de donations d'ONG caritatives et humanitaires. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
Le mouvement tibétain reçoit effectivement de tels dons, mais son principal financier est le gouvernement des Etats-Unis. Entre 1959 et 1972, la CIA a versé 1,7 million de dollars au 'gouvernement tibétain en exil' et 180.000 dollars par an au dalaï-lama. Celui-ci a longtemps nié, mais a fini par le reconnaître. 
 Par la suite, et aujourd'hui encore, les versements ont été plus discrets, à travers des organisations de couverture comme le National Endowment for Democracy, le Tibet Fund, le State Department's Bureau of Democracy... Autre sponsor important : George Soros à travers l'Albert Einstein Institution, récemment encore dirigée par l'ex-colonel Robert Helvey des services secrets US. 

7. « Le soutien des Etats-Unis au dalaï-lama est motivé par des objectifs stratégiques. » 

La bonne réponse est VRAI ! Explication :
Les milieux dirigeants US voient en la Chine leur principal ennemi. Partenaire économique indispensable certes, mais aussi, à terme, principal facteur de résistance à leur domination sur le monde. Or, les USA prévoient que la puissance de la Chine rattrapera la leur vers 2030. Il faut donc absolument empêcher que l'Asie crée un marché commun lié à la Chine et qui échapperait au contrôle des Etats-Unis. 
 Ceux-ci rêvent de faire éclater la Chine comme ils ont fait éclater l'URSS. Objectif : contrôler les richesses économiques, la main d'œuvre et le plus grand marché du monde. Pour affaiblir la Chine, la stratégie US est double. D'une part, l'encercler de bases militaires. D'autre part, encourager les séparatismes et toutes sortes d'oppositions, en commençant par des campagnes médiatiques de diabolisation. C'est pour ça qu'ils investissent d'importantes sommes d'argent sur la question du Tibet. 

8. « Le dalaï-lama a défendu publiquement l'ancien dictateur fasciste du Chili Augusto Pinochet. » 

La bonne réponse est VRAI ! Explication :
En 1998, Pinochet a été arrêté en Angleterre par la police britannique sur base du mandat d'arrêt international pour crimes contre l'humanité, lancé par le juge espagnol Garzón. Le dalaï-lama a vivement recommandé au gouvernement britannique de le libérer et d'empêcher qu'il soit jugé. Pinochet aussi était un employé de longue date de la CIA.Le dalaï-lama est bel et bien un pion des Etats-Unis. En 2007, George Bush a remis au dalaï-lama la Médaille d'Or, la plus haute distinction décernée par le Congrès US. Sa Sainteté a loué Bush pour ses efforts dans le monde entier en faveur de la liberté, de la démocratie et des droits de l'homme. Elle a qualifié les États-Unis de « champions de la démocratie et de la liberté ».  


9. « Reporters Sans Frontières soutient le dalaï-lama de façon désintéressée. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
Reporters Sans Frontières (RSF) se présente comme défenseur de la liberté des journalistes, et de nombreux petits donateurs croient soutenir une organisation indépendante et objective. Mais le fonds d'assistance aux journalistes opprimés ne reçoit que 7 % du budget global. Le reste va à des campagnes politiques. 
 Derrière ces campagnes, on trouve de l'argent sale. En réalité, le patron de RSF, Robert Ménard, est un défenseur des droits de l'homme à géométrie variable. Il critique le Venezuela et Cuba en déformant les faits ? Logique : il a reçu des financements de la maffia cubaine à Miami. Il critique la Chine pour sa politique au Tibet ? Logique : il a reçu 100.000 dollars des anticommunistes de Taiwan. Par contre, il est plus que timide envers les Etats-Unis dont l'armée a tué le plus grand nombre de journalistes ces dernières années (en Irak). Logique : il est financé par la CIA à travers le NED déjà évoqué. 
 De même, Ménard a imposé à RSF de cesser de critiquer les médias français ? Logique : il est soutenu financièrement par les plus grands médias français et quelques grosses multinationales. En outre, les Messageries de la Presse (propriété partielle de Lagardère) distribuent gratuitement ses albums-photos. On ne crache pas dans une soupe si généreusement servie, Ménard a bien dû le reconnaître en 2001 : « Comment, par exemple, organiser un débat sur la concentration de la presse et demander ensuite à Havas ou à Hachette de sponsoriser un événement ? » 
 Malgré tous ces financements suspects, la majorité des grands médias continuent de relayer massivement la prose de Ménard. Par contre, l'UNESCO a cessé de le soutenir en expliquant que « RSF avait fait preuve à plusieurs reprises d'une absence d'éthique en traitant certains pays de façon très peu objective. » 

10. « La Chine commet un génocide culturel au Tibet. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
En réalité, le Tibet est depuis longtemps une région autonome. Depuis les années 80, la culture et la religion du Tibet se pratiquent librement, les enfants sont bilingues, des instituts de tibétologie ont été ouverts, les monastères regorgent de lamas, y compris de jeunes enfants. En rue, les fidèles font allègrement tourner leurs moulins à prière. La langue tibétaine est parlée et écrite par bien plus de gens qu'avant la révolution. Il existe une centaine de magazines littéraires au Tibet. Même la revue Foreign Office, proche du Département d'Etat US, a reconnu que 60 à 70% des fonctionnaires sont d'ethnie tibétaine et que la pratique du bilinguisme est courante.

Par ailleurs, la culture tibétaine a aussi connu de nouveaux développements dans le reste de la Chine, spécialement dans les domaines de la langue, la littérature, les études de la vie quotidienne et de l'architecture traditionnelle. La Chine a publié d'importantes collections de livres, des journaux et des magazines en langue tibétaine. De nombreuses maisons d'édition sont présentes non seulement au Tibet mais aussi à Beijing. Le 'génocide culturel' est un mythe de la propagande politique. 


11. « Les violences du 14 mars 2008 à Lhassa sont dues au fait que la police et l'armée chinoise ont violemment réprimé une manifestation pacifique. » 

La bonne réponse est FAUX ! Explication :
Tous les témoins occidentaux présents sur place, dont le journaliste James Miles (The Economist) et de nombreux touristes l'attestent : les violences ont été déclenchées par de jeunes Tibétains que des lamas encourageaient à commettre des actes destructeurs. 
Il s'agissait d'actes criminels programmés à caractère raciste. Plusieurs groupes, tous armés de la même manière (cocktails Molotov, pierres, barres d'acier, et couteaux de boucher), tous opérant de la même manière, se sont répandus dans Lhassa, et ont semé la panique en attaquant les Han (Chinois) et les Hui (musulmans). Des civils ont été brûlés vifs, d'autres battus à mort ou lapidés. On a dénombré dix-neuf morts et plus de trois cent blessés. Des écoles, des hôpitaux et des hôtels ont été attaqués. De nombreux Tibétains plus âgés ont porté secours aux victimes et sauvé des vies. 
Quand ces violences racistes ont été révélées, les partisans du Dalaï-lama ont prétendu que tout cela était l'œuvre de soldats chinois déguisés en moines, faisant circuler une prétendue photo-‘satellite' censée le prouver. Nous avons démontré que cette photo était un faux grossier. 
La police et l'armée chinoise sont d'abord restées extrêmement passives avant d'intervenir en force pour mettre fin aux émeutes. Combien y a-t-il eu de victimes à ce moment ? Les médias occidentaux diffusent les chiffres (« des centaines ») avancés par les partisans du dalaï-lama. 
Certains 'morts' cités par le gouvernement tibétain en exil sont aujourd'hui bien vivants au Tibet. D'autres s'appellent « Dupont, Charleroi », sans autre précision. D'autres noms avancés n'existent pas. La polémique n'est pas terminée.

http://www.michelcollon.info/IMG/article_PDF/article_a2875.pdf

 


Enquête sur une photo manipulée

Regardez bien cette photo « Soldats chinois déguisés en moines », que vous avez sans doute reçue ou recevrez bientôt. Elle circule beaucoup sur le Net, avec le commentaire : « Londres - 20 mars - Le GCHQ, l'agence gouvernementale de communications qui surveille électroniquement la moitié du monde depuis l'espace, a confirmé l'accusation du Dalaï Lama, selon laquelle l'Armée Populaire de Libération chinoise, déguisée en moines, a provoqué les émeutes qui ont tué ou blessé des centaines de Tibétains... » 

!cid 885F8661284B44279E7FE7D64EEEE201@6netPC

 

Cette photo est censée le prouver, et elle a donc indigné beaucoup de gens. Maintenant, regardez attentivement cette photo, et jouons au jeu des sept erreurs...

Les 7 erreurs...
1. Avez-vous déjà vu une « photo - satellite » prise avec un tel angle de vue ? Physiquement, c'est impossible. D'un tel angle, on ne verrait qu'un brouillard bleu (Lorsqu'on voyage en avion, on ne peut voir que sous l'avion, pas très loin.)
2. On nous dit que les soldats se déguisent en moines pour jouer les agents provocateurs. Sont-ils assez stupides pour mener une telle opération secrète en pleine rue ?
3. On nous dit que la photo est récente, juste avant les événements. Qu'est-ce qui le prouve ?
4. J'ai interrogé un ami connaissant le Tibet. Il dit que cette photo ne peut avoir été prise ce 14 mars, sous un soleil printanier, car le printemps n'est arrivé que le 21 mars cette année au Tibet.
5. Il me dit aussi que ces couleurs des vélo - taxis de Lhassa ont changé à partir de 2005.
6. Il dit également que ces uniformes des policiers ne sont plus utilisés depuis longtemps.
7. Il fallait donc mener une petite enquête qui nous a fait découvrir une toute autre version...

Mais alors d'où vient-elle ?
En réalité, la photo date de 2003. Lors du tournage d'un film, les moines ont refusé de jouer les figurants. Ce sont donc des soldats qui en ont été chargés, et ils reçoivent ici leurs uniformes de figurants. Pratique courante là-bas, semble-t-il. En tout cas, rien à voir avec les récentes images TV montrant des moines exercer des violences et détruire des magasins à Lhassa.
Bon, ça semblait tellement gros qu'il fallait quand même vérifier. Eh bien, en fait, vous pouvez trouver confirmation sur... le site pro-indépendantiste qui diffuse la photo 'accusatrice' :
http://buddhism.kalachakranet.org/chinese-orchestrating-riots-tibet.htm

La photo y est sous-titrée : This is not an uncommon 'tactical move' from the Chinese government, as could be seen on the back-cover of the 2003 annual TCHRD Report
This photo was apparently made when monks refused to play as actors in a movie, so soldiers were ordered to put on robes.
 (Ceci n'est pas un 'mouvement tactique' inhabituel de la part du gouvernement chinois, comme on peut le voir sur la couverture arrière du rapport 2003 du Tibetan Centre for Human Rights and Democracy. Cette photo semble avoir été prise lorsque des moines ont refusé de jouer dans un film, de sorte que des soldats ont reçu instruction de porter ces robes.)

Selon un de nos contacts, la photo semble être prise lors du tournage d'un télé-film (en 25 épisodes) en 2003-2004. Basé sur "Lorsque la poussière est tombée", un roman d'Alai, auteur tibétain né en 1959 à l'ouest du Tibet. Ce roman a reçu le Prix de Maodun (un des plus grands prix littéraires chinois) en 2000 .

Interrogé sur cette manipulation, le webmaster du site a répondu qu'il a quand même associé la photo au texte accusant les Chinois « afin de montrer le genre de leurres que les Chinois ont utilisé dans les émeutes récentes ». Chacun appréciera cette déontologie journalistique.
Ensuite, toutes sortes de groupements ont purement et simplement supprimé ce commentaire pour faire croire que la photo était récente et qu'il s'agissait d'une conspiration de l'armée chinoise. Depuis, la photo fait le tour du monde...

"Photos - satellites" ? Ce n'est pas la première fois...
1. Ce n'est pas la première fois qu'on prétend nous démontrer la vérité avec des photos - satellites. En 1990, les Etats-Unis ont prétendu disposer de photos - satellites (qu'ils n'ont jamais montrées) démontrant que Saddam Hussein allait envahir l'Arabie Saoudite. Ce truc de diabolisation a joué un grand rôle pour manipuler l'opinion. J'ai analysé ce médiamensonge dans mon livre Attention, médias ! (page 21)
2. En 2003, les Etats-Unis ont diffusé des photos - satellites « prouvant » que l'Irak possédait des armes de destruction massive.
3. Plus récemment, ils ont récidivé contre l'Iran (taisant le fait qu'Israël possède deux cents têtes nucléaires illégales).

Une image peut-elle mentir ?
C'est donc le moment de rappeler qu'on peut mentir avec des images. Sans parler des techniques graphiques actuelles, de grands cinéastes comme Chris Marker ont brillamment démontré comment un commentaire peut faire dire n'importe quoi à une image et sembler crédible. En fait, l'image elle-même ne nous dit pas :
1. Quand et où elle a été prise.
2. Ce qu'elle montre vraiment.
3. Ce qu'elle cache (à côté, avant, après...)

Tous, nous nous sommes déjà fait piéger par de telles images dans le passé. Certes, chacun se fera son opinion sur la question du Tibet en essayant de vérifier les deux versions, en étudiant les intérêts en jeu des deux côtés. Mais en tout cas nous avons droit à une info non manipulée. Nous suggérons aux personnes qui ont diffusé cette image de diffuser aussi le rectificatif.

MICHEL COLLON 

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